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DESIGN NUMERIQUE vs DESIGN NUMERIQUEMENT ASSISTE

L'enseignement du design à l'écran ne date pas d'hier puisque dès lors que les premières interfaces graphiques utilisateurs sont aparues, les designers s'en sont emparés comme un espace de recherche au sein de leur disicpline.

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Depuis l'apparition du concept de WYSISYG dans les années 70 (Xerox Projet Alto, 1974), et ensuite des premières interfaces graphiques des années 80 (Projet Lisa, 1983)*, le designer graphique n'investit pas le design de l'écran, mais bien celui à l'écran, car celui-ci est considéré uniquement comme un espace de la simulation0. L'écran simule ce qui ensuite sera produit, imprimé, fabriqué. De ce fait, le monde des interfaces par exemple, n'est pas du tout interrogé par les designers ni enseigné dans les écoles d'art.

Les interfaces, c'est à dire ce qui nous permet de lire les programmes, de relier l'homme à la machine, sont à l'époque l'appanage des ingénieurs informatiques. Cette distanciation de la compréhension de l'outil via cet espace de simulation ne semble pas poser de problème aux designers. Ou du moins si, pour les défenseurs de la préservation de l'outil-dessin, outil artisanal considéré comme supérieur en tant que maître à penser. 1.

Cette séparation des pouvoirs, entre designers et ingénieurs va perdurer pendant un moment, laissant des entreprises commerciales prendre une place dominante mais déconsidérée par toute une classe de l'art, car de l'ordre de la simulation, ce sous-produit virtuel de la réalité. On verra apparaitre les sociétés propriétaires de logiciels que les designers sont pret à payer du moment qu'ils "fonctionnent", ils en sont les "utilisateurs".

C'est le designer industriel qui bientôt, va se distinguer du designer numériquement assisté, en développant la branche du design numérique (ou design d'interraction2) qui désigne le design d'interface des produits informatisés. Leurs enseignements sont distincts, et le design d'interface ne croise jusque là pas les préoccupations d'un designer graphique ou d'un typographe.

Dès 1989, on voit apparaitre au Royal College of Art de Londres la section "Computer-Related Design", distincte du "Computer-Aided Design" ou du design [appliqué au] multimedia qui concerne à l'époque le design d'environnement numérique comme le cdrom ou de sites Web.

Cette branche du design ensuite appelée "design numérique" est au croisement des préoccupations à la fois graphiques et logiciel.

Et pourtant, dès l'apparition de l'écran, une pratique commune et ouverte s'est déplacée d'un monde analogique à un monde virtuel, celui de l'écriture et de la lecture. Ontologiquement parlant, on sait que s'il n'y a pas écriture, il n'y a pas lecture et vice-et-versa, et pourtant depuis le manuscrit jusqu'au tapuscrit, il n'y a qu'un moment où le punctum de la lecture s'opère, c'est dans sa forme publiée, c'est à dire lorsque l'écrit est rendu publique. Le livre imprimé, parce qu'il participe aussi d'une chaine d'acteurs qui agissent dans le sens de cette mise à disposition publique des écrits, en a été longtemps l'apanage. Les traitements de texte et autres logiciels de simulation graphiques du texte n'ont, jusqu'à internet, jamais été considérés comme des supports de publication, et donc n'ont jamais été envisagé d'un point de vue du design graphique. C'est dès lors qu'ils interragissent avec le public via la surface de l'écran que leur interface (sans qui la publication à l'écran serait impossible) est interrogée par les designers graphiques.

L'apparition d'expériences pédagogiques en Belgique à propos de la lecture à l'écran dans les branches du design graphique et de la typographie est relativement récente. Le livre préservant ses lettres de noblesse, l'enseignement de son design est principalement destiné à des formes imprimées sur papier, même si l'influence des technologies du numériques sur les pratiques du livre sont intérrogées, tandis que les écoles d'informatique forment aux langages des codes de l'écran.

Jusqu'alors; lorque les problématiques de l'un rencontrait celles de l'autre, il y avait malentendu.

qu'en est-il du design d'interraction (design numérique)? vs design de l'utilisateur (design user) -> le design de la lecture à l'écran en tant que publication serait-il un design d'interraction? OUI (A PLACER)

quid des interractions tactiles? (mvmts et gestes de la main)

  • (http://www.computerhistory.org/timeline/computers/)
  • Turkle in Vial
  • Stéphane Vial.
  • Bill Moggridge in Stéphane Vial p

  1. oh yeah