Can-David Koycu

LA PAGE DU CANDAVE

On commence par la base des bases : il fallait découvrir Blender, donc jouer un petit peu avec les formes, comprendre la notion de plans, volumes pleins, l’outil extrude et boolean, bref, la base. C’est probablement ce qui a pris le plus de temps, puisqu’il y avait beaucoup de tutos à visionner ou à lire. Ensuite est venue l’heure de la sculpture. Là, lest choses sont devenues bien plus intéressantes car j’ai commencé à créer quelque-chose d’inédit. Mon premier rendu de ma première figurine, c’est la pièce du roi. C’est de lui que je me suis servi pour étalonner toutes les autres pièces.

On peut le voir ici, encore entièrement « nu », alors que je suis occupé à régler son « œil » pour le faire harmonieusement coller à la bague de l’objectif tout autour (qui, pour information, est un objet « torus ». Les bras et les jambes sont respectivement issus de cubes et de cylindres, qu’il me faudra épaissir par la suite pour permettre à l’imprimante de suivre).

En parlant d’objets à assembler : pour limiter au maximum la dépense polygonale (c’est le nom que j’ai donné à ce fléau sur Blender qui consiste en un objet doté de surfaces innombrables et totalement inutiles : entre un cube à quatre côtés et un cube dont chaque « côté » est divisé en quatre, il est préférable de choisir le premier car il sera mieux traité). Le mieux, c’est donc de déployer au maximum un objet et éventuellement de le faire coller / fusionner à un autre, mais il faut savoir que Blender pour cela crée des surfaces supplémentaires. C’est cependant indispensable de faire comme ça, dans bien des cas. Par exemple, pour poser le diadème sur la Reine, j’ai dû mixer 6 objets entre eux, principalement des torus entre eux (des anneaux) et le bijou central.

(Ici, je suis en train d’appliquer le diadème déjà concu et orienté sur la Reine).

Je m’étale sur ce cas en particulier pour mettre le doigt sur l’extrême rigueur qu’exige Blender : je me suis arraché les yeux pendant une soirée entière à ne comprendre pourquoi Blender buguait et faisait disparaître mon diadème lorsque je voulais le coller à ma Reine ; en fait, suite à des manipulations précédentes et hasardeuses, j’ai créé l’objet « Reine » en deux parties : la reine, ainsi qu’une toute petite particule quasiment introuvable. La voici, mise en évidence car je l’ai déplacée pour qu’on la voie bien :

Et des problèmes comme ça, j’en ai connu des tas. Toujours à cause de moi (une vieille blague d’informaticien dit qu’en cas de bug d’ordinateur, l’origine du problème se situe 99% des fois entre le clavier et le siège du bureau), et parfois même sans que j’aie pu trouver la raison pour laquelle ce que je voulais faire ne marchait pas. Ici, un seul autre échantillon pour exprimer ma profonde détresse, avec ce cylindre qui refusait de venir unir deux autres parties d’une dague :

Autant dire que modéliser n’a pas toujours été une mince affaire, mais dans l’ensemble, ça me plaisait de le faire, surtout parce que le design de ce que je conçois m’appartient entièrement sur le plan intellectuel. J'ai vraiment le l'impression de sculpter à mon propre compte.

Une fois que toutes les pièces étaient terminées, il fallait les préparer à l’impression. Mais avant, il me fallait quelques photos pour la brochure qui viendrait accompagner les fichiers pour qui souhaiterait imprimer le jeu par la suite. Je me suis donc empressé de composer un une série de photos reprenant davantage en détail chaque figurine.

Voici le décor nu, sorte d'escabeau aux abords d'une vitrine avec comme fond une large paroi et deux petits ponts lumineux, laissant présager une activité au-delà de de ce que permet de voir le regard. J'ai essayé

Maintenant, avec les figurines :

 Le Roi

 La Reine

 Le Fou

 Le Cavalier

 La Tour

 Le Pion

Voici le décor vu de côté. On peut voir la caméra ainsi que la petite installation avec encore le Pion.

Il ne restait dès lors plus qu'à modéliser l'échiquier. Celui-ci est creux pour faire des économies au moment de l'impresion.

Je ne sais pas pourquoi, je n'arrive plus à uploader d'image. L'échiquier a pu être aperçu lors de la présentation orale, cela dit. Pour la suire, il ne restera que l'impression 3D pour voir ce que ça aura donné.